Festival Octobière volume 2, Jour 1

par | Jan 6, 2018

Le Festival Octobière volume 2 s’est déroulé fin Octobre, et notre ami Poulpi a encore mal au crane.

En attendant sagement son retour, voici un petit retour sur les festivités.

Pour cette deuxième édition, 60 brasseurs étaient présents avec une trentaine de collaboration. Pour les rencontrer et gouter notre boisson préférée, il fallait parcourir 40 lieux dans le centre de Toulouse. Des caves à bières aux restaurants, en passant par les bars, nous avions l’embarra du choix.

Pour ces quatre jours d’aventures, Alex m’a accompagné (presque jusqu’au bout, BFM a eu raison de lui), sur nos fidèles vélos nous sommes partis sur la route de la bière.

La première journée était à mon avis la plus grosse que l’on ait eue :

  • 8 lieux
  • 9 brasseries
  • 43 bières

Vous vous doutez bien que pour tenir les 4 jours nous avons été raisonnables. Nous avons toujours pris un galopin de chaque bière que nous nous partagions, car le but ici était de gouter d’excellente bière sans finir totalement alcoolisé ou avec le palais saturé (même si au bout de 3 jours ça commence à être compliqué).

Etape 1

Nous avons donc commencé le périple par le Barallèle, Brewpub du centre toulousain, qui accueillait deux brasseries : Siren (une brasserie anglaise) et Rocket Brewing (une brasserie danoise).

Cinq bières étaient en pression :

  • La Calypso, de Siren, une hoppy sour aux houblons Equinox et Citra, à 4%.
  • La Captain Companien, de Rocket, Sour IPA à 2,8%
  • La Cape Hope, de Rocket, Sour IPA à 4,7%
  • The Tickle Monster, de Siren, Imperial IPA à la mangue et bois de cèdre, à 11%
  • La Rum Coffee Broken Dream, de Siren, Breakfast Stout au café vieilli en fut de rhum, à 6,5%

C’était une découverte des deux brasseries. Et nous avons clairement apprécié surtout la Cape Hope et The Tickle Monster. La Rum coffee Broken Dream était bien équilibré même si le rhum était vraiment trop subtil. Et les deux premières sont justes parfaites pour se rafraichir en plein été.

Etape 2

La prochaine étape était le fabuleux Tap Take Over de Jolirouge au Bièrographe (par ordre de dégustation) :

  • Cynorhodon, ambrée au fruit d’églantier, 5,5%
  • Bitter au houblon Aramis, 5,5%
  • Bitter au houblon Barbe Rouge, 5,5%
  • Charlie Brown, American Brown IPA au poivre Timut, 6,5%, collab avec la Brasserie du Midi
  • Cuvée Rackham Armagnac Oak Barrel Edition, Session Barley Wine, 6%
  • L’Extreme Onction, Imperial Stout mûri en fût d’armagnac et en fût de Fronton rouge, sur un lit de griottes, 12.5%, collab avec la brasserie de L’Excuse
  • Crève-Cœur, Gose à la framboise, 5,5%
  • Makhnovtchina Armagnac Oak Barrel Edition, Russian Imperial Stout au café de Bali et Vanille de la Reunion, 9%
  • Imperial Gose au cassis, 8,5%, collab avec la brasserie Iron et la brasserie de L’Excuse
  • Sainte Barbe Rhum Barrel Edition, Impérial Stout fumé au piment fumé, 8%, collab avec la brasserie Ouroboros

Toutes les bières étaient vraiment excellentes. Les cuvées spéciales de Yann et Sandrine sont vraiment au top, c’est un vrai plaisir de gouter leurs bières. Mais le travail qu’ils ont réussi à accomplir avec les autres brasseurs est vraiment époustouflant (qui utilise encore ce mot ici ?). Que ce soit avec Benjamin (Brasserie du Midi), Romain (L’Excuse), David (Iron) ou Gus (Ouroboros), on peut vraiment sentir qu’ils ont pris du plaisir à expérimenter et à nous sortir ces pépites.

Etape 3

A deux pas du Bièrographe, on part à la découverte du Salmanazar. Ici se trouve la Brasserie Iron avec deux de ses bières :

  • L’octobre rouge, Hoppy Ginger Saison, 5,5%, collab avec Le Communard, Le Salmanazar et La Voie Maltée
  • L’Assam Le Rouge, Red Lager au Thé noir, 4%, collab avec La Débauche

Après les gros Stout bus juste avant, ces deux petites bières étaient vraiment agréables. Le gingembre pour bien soulager le palais, et le thé présent juste comme il faut pour être rafraichissant.

Etape 4

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le quartier de Saint-Cyprien pour retrouver la brasserie de L’Excuse à L’Almanach. Ici, je n’ai pris que 4 bières, sur toutes celle présentées, car je les avais testées sur les autres étapes :

  • L’Ex-Nihilo, IPA au Pacific Jade, 4,5%, spécialement créé pour La Voie Maltée/Le Salmanazar/Le Communard
  • Imperial Lager, 8%, collab avec le Barboteur
  • Deus Ex Machina, Barley Wine, vieilli en fût d’armagnac, 10%, collab avec Beer Mosaic
  • L’Exhumée, Tourbée, vieillie en fût d’armagnac, 7°

J’étais présent lors des brassins des deux premières bières, et j’étais vraiment impatient de pouvoir enfin les gouter. L’Ex-Nihilo a satisfait mes attentes, et l’Imperial Lager m’a vraiment surpris, l’alcool ne se sentait pas c’était vraiment propre et équilibré. La Deus Ex Machina a été ma surprise sur cette brasserie, la collaboration avec Olivier a vraiment porté ses fruits avec ce bonbon, c’était dur de ne pas se resservir. Et l’Exhumée, que je connaissais dans sa version normale, a vraiment son côté tourbé qui ressort grâce au vieillissement.

Etape 5

On marche 10 mètres et nous voilà à la Houblonnière pour rencontrer les brasseurs de la brasserie espagnole Brew & Roll. J’ai vraiment aimé parler avec eux, c’était intéressant de voir comment la scène brassicole espagnole se développe. Et c’était tout aussi intéressant de gouter leurs bières :

  • Olajaur, IPA, 7,2%
  • Bengal, IPA, 6,4%
  • Apolo, Irish Red Ale, 6,4%
  • Ogro, Smoked Porter, 7,1%
  • Pinipi Colada, Fruit Milkshake IPA, 6,7%, Collab avec la brasserie La Petite MAIZ

Mes deux préférées sont les deux dernières. Mais j’ai surtout était surpris par la Pinipi Colada, l’équilibre pour que la coco et l’ananas ne soit pas écœurant est juste parfait pour moi. Une vrai petite Pina légère et pétillante.

Etape 6

On reste dans le même coin avec La Loupiote qui accueille la Brasserie Artisanale de Marsac BAM, une brasserie périgourdine qui nous a rendu visite pour l’octobiere avec 6 bières :

  • Tatou, Summer Ale, 6%
  • Old Man, Baltic Porter aux pruneaux, 8,6%
  • Pretium Doloris, Barley Wine, 9,6%
  • Marsac à la Tronçonneuse, Pumpkin Ale, 6,6%
  • Hombre, Sorachi Amber Ale, 5,5%
  • Nuit Blanche, Blanche vanille et abricot, 5,5%
  • Igor Perry, Russian Imperial Stout, 9,3%

Je ne connaissais pas du tout cette brasserie, comme la plupart des brasseries périgourdines. Et ce fut la aussi une très bonne découverte, toute les bières étaient vraiment bien équilibré. J’ai adoré le jeu de mot de la Pumpkin Ale. Nous avons aussi pas mal discuté avec le brasseur, qui est vraiment très sympa.

Etape 7

On change complètement de quartier et même de bord de Garonne, direction la Mécanique des Fluides, pour profiter du tap take over de la brasserie Popihn :

  • Berliner Weisse Framboise, 4%
  • Wheat Sorachi, 6,5%
  • IPA V1, 5,3%
  • Florida Weisse Passion, 4%
  • Black IPA, 6%

C’est une brasserie montante du nord de la France, j’avais déjà eu l’occasion de gouter l’une de ces bières en bouteille (qui n’était pas en pression ce soir là). Pour résumer, c’est propre, c’est bon, c’est équilibré, pas de fausses notes. Les bières présentes étaient classiques pour moi, et j’en reprendrai avec grand plaisir et sans hésitation.

Etape 8

Nous devions nous arrêter là, mais l’appel du Poêle de la Bête et de la brasserie allemande Freigest Bierkultur. Nous avons donc fait une dernière escale pour tester cette brasserie qui revisite complétement les classiques allemands :

  • Mamma Mia, bière à la tarte à la rhubarbe, collab avec Birrifica Italiano
  • Abraxxas, une lichteinhainer, sour au blé fumé
  • Underwear, bière fumé, collab avec Against the grain
  • Kwasimodo, Kwas (style allemand)
  • Wen Du Drankst Du Danst, IPA au cannabis

Habitué des pils allemandes, que je n’apprécie pas forcement. J’ai adoré découvrir les quatre premières bières. C’était vraiment intéressant de découvrir d’anciens styles de bières allemandes. Pour la IPA je suis plutôt mitigé, je ne sais pas si c’est le cannabis qui à donner ce gout mais j’avais vraiment un gout âpre désagréable en fin de bouche.

 

 

Voilà pour la première grosse journée de l’octobière. Un total de 43 bières goutées pour 8 lieux. Beaucoup de très bonne collaboration entre les brasseurs, et quelques découvertes de nouvelles brasseries.

 

On se retrouve dans un prochain article pour la suite de l’Octobière.

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